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Les Nations Unies réclament la libération et sans conditions, de 90 enfants enlevés par les rebelles ougandais de l'armée de résistance du seigneur (LRA) dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC)

Radio Okapi 29.09.2008 : Est de la RDC : 50 % d'anciens enfants soldats sont à nouveau recrutés.

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Djuna Djanana: De son vrai nom, Mpanga wa Mpanga Jean, l’artiste musicien congolais, Djuna Djanana prépare un album qu’il intitule « J’ai envie ». Djanana vient de monter l’orchestre « La Musica Acte 2 » avec quelques anciens de Viva la Musica de Papa Wemba. Djuna Djanana est joint au téléphone par Kaki Akiewa

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Top Congo 02.10.2008

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Voa News 02.10.2008 : RDC : l’Ituri à nouveau en proie à la violence. bgcolor="#F4FBFA">

RFI Afrique 07.09.2008 : Angola: L'opposition demande l'annulation du scrutin.

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Actualité International

 

Honorant l'une et engrossant l'autre, un fiancé transfert la prédot de la grande sœur à la petite

" Ce sont les chevaux les plus gentils qui donnent les mauvais coups des pieds ". Nombre de familles peuvent ne pas croire à cet adage. Certaines par contre, à l'instar de celles habitant respectivement dans les communes de Lemba et Mont Ngafula croient à présent à cet aphorisme. Pour preuve, prédotant une fille d'une famille huppée domiciliée la commune de Mont Ngafula, un garçon a raté les pédales en finissant par engrosser la petite sœur de celle-ci.

" En dessous de la ceinture, il n'y a pas de sagesse ", disent les gens qui ont expérimenté l'amour les premiers. Issu d'une famille modeste, l'homme s'est décidé d'honorer sa future épouse et ce, après trois ans de vie amoureuse clandestine. La consécration nuptiale étant un processus, le futur marié a commencé par poser le premier jalon dudit processus. Somme toute, il a commencé par aller prédoter la fille. La famille de la fille s'était donnée à cor et à cri pour la réussite de cette solennité, laquelle a dépassé de loin certaines réjouissances nuptiales qu'organisent maintes familles à Kinshasa. La bourgeoisie des uns et des autres oblige !

Cette prédote s'est déroulée au gré des parents de la fille. Jadis de rigueur, les tuteurs de celle-ci ont commencé à tolérer voir leur fille fréquenter régulièrement et ce, même pendant les heures avancées, son fiancé. Cet amour légal allait comme sur des roulettes et ce, à la satisfaction mutuelle du couple nouvellement béni par leurs familles respectives.

L'accès de confiance paie rarement

" La confiance n'exclut pas le contrôle ", dit-on ! Anesthésiée par cet amour promettant, la fiancée a semblé oublier cette règle d'or qu'intériorisent tous les amoureux avertis. Se trouvant dans l'incapacité d'aller faire, chaque jour, les travaux domestiques chez son fiancé, la fille a ordonné à sa petite sœur de les faire à sa place en entendant qu'elle finisse la session et son travail de fin d'étude.

La demande de la grande sœur était semblable à un ordre militaire auquel la petite sœur devrait ipso facto obtempérer. Elle s'y rendait régulièrement. Le comble est que le fiancé a commencé petit à petit à s'accoutumer de sa nourriture. Comparant les mets préparés par sa fiancée et ceux de sa belle sœur, l'homme s'est refusé d'aller par quatre chemins. Loin de lui l'idée d'un dilemme. Il est vite passé à la vitesse sentimentale supérieure. Les différentes pièces de la maison de cet homme ont cessé d'avoir des frontières. La belle sœur a commencé à y accéder librement.

 

Les symptômes d'un amour muté ont commencé à être perceptibles non seulement pour la famille biologique de la fiancée, mais aussi pour la future mariée. Cette dernière a commencé à sentir un écart de langage venant de sa petite sœur. Celle-ci a même pris la fâcheuse décision d'appeler sa grande sœur par son nom en enlevant le préfixe " ya… " : Traduisez " grande sœur ".

Du jus au vinaigre

La relation … beau frère - belle sœur a évolué au rythme de la vitesse des étoiles. Le beau frère a réussi, dans un laps de temps, à la " déformer corporellement ". Cette altération charnelle a commencé par modifier légèrement le volume de son ventre et son postérieur. Ce qui a fait rougir la fiancée officielle. Les nerfs de cette dernière étaient déverrouillés.

" A tout problème, une solution ", disent les sages. Les deux familles se sont concertées autour d'un Nzonzi (médiateur). Le vin était donc tiré et il fallait le boire à grande goutte. La famille de l'homme a accepté à réparer le préjudice causé par leur fils. Au finish, le fiancé a été contraint à payer une amende à sa belle famille et la prédot a été transférée à la petite sœur et ce, au désenchantement de l'ancienne fiancée. La petite sœur a, ce jour là, pris officiellement le fauteuil sentimental de sa grande sœur et attend franchir, les jours futurs, le seuil de la porte de la maternité. Ce sont des choses qui arrivent. Faisons donc attention à nos sœurs, amies et connaissances, sinon…

Scott Mayemba Bila
Kinshasa, 26/09/2008 (Uhuru, via mediacongo.net)

Selembao : une fillette de cinq ans violée

 

Selon les voisins de la famille éplorée, le vieux silencieux, résidait dans la parcelle de son maître. Vu son ancienneté, il était devenu le chouchou de la famille. Et comme les parents travaillent, c’est à lui qu’était confiée la gestion de la maison.

Les extravagances d’un quinquagénaire alimentent des conversations à Selembao depuis la semaine dernière. Ce vieux de 52 ans d’âge, connu sous le pseudonyme de « Vieux Silencieux » a violé une fillette de cinq. Il est aussi auteur d’un avortement criminel de la sœur aînée de la fille violée. Il serait même à la base de la mort d’une autre fille de la maison, Bobette, décédée des suites d’un autre avortement. Les trois victimes ne sont autres que les enfants de son patron. Car l’homme immoral travaille en qualité de domestique depuis 18 ans.

Selon les voisins de la famille éplorée, le « Vieux Silencieux », résidait dans la parcelle de son maître. Vu son ancienneté, il était devenu le chouchou de la famille. Et comme les parents travaillent, c’est à lui qu’était confiée la gestion de la maison.

Dernièrement, alors que les parents étaient en excursion au Jardin botanique de Kisantu, dans le Bas-Congo, les enfants sont restés comme d’habitude sous sa « protection ». A la nuit tombée, ils dormaient dans leurs chambres respectives. C’est vers 22 heures que les parents sont rentrés à la maison. A leur arrivée, ils trouveront une des filles se tordant des douleurs. Acheminée précipitamment à l’hôpital, le médecin diagnostiquera que sa patiente portait une grossesse dont elle voulait se débarrasser. Curieusement, le « Vieux Silencieux » qui était resté à la maison, a mis à profit ce moment pour violer la fillette de cinq ans.

 

Alertés par des cris stridents de la victime, ses frères accourront pour constater les dégâts. La petite saignait abondamment. Les parents ont été informés de la situation. Une ambulance a été dépêchée pour guérir la victime.

Après son énième forfait, le « Vieux silencieux » a déserté la maison. C’est la sentinelle que la police a interpellée à la place. Sous la pression de Vieux Silencieux de l’OPJ, la sentinelle a dit être au courant de tout ce qui se passait dans la maison. Elle dénoncera même la mort de la fille Bobette. Mort qu’elle a mise sous le dos du fugitif accusé d’être aussi auteur de la grossesse et de l’avortement provoqué à la base de ce décès.

Les parents se sont sentis floués depuis longtemps par l’homme en qui ils avaient placé aveuglement toute leur confiance. Néanmoins, la police continue ses recherches afin de mettre la main sur le « Vieux Silencieux ».

(Milor)

H.K./Ornella Nkodi/Le Potentiel

 

 

Le général rebelle Nkunda blessé aux combats l’Ouganda aurait refusé de le recevoir dans ses hôpitaux

Les nouvelles à l’Est de la RDC font état de la disparition de Laurent Nkundabatware. Ce dernier aurait été blessé aux combats. La direction des combats qui continuent au Nord-Kivu, serait actuellement confiée au chef d’Etat-major du CNDP, Bosco Ntagada.

Les nouvelles à l’Est de la Rdc font état de la disparition de Laurent Nkundabatware. Ce dernier serait blessé aux combats. La direction de combats qui continuent au Nord-Kivu serait actuellement confiée au chef d’Etat-major du Cndp, Bosco Ntagada. D’autres sources attribuent l’absence de Nkundabatware dans les rangs de ses hommes à une maladie. En effet, le chef du Cndp serait gravement malade. Son état de santé aurait nécessité des soins dans un grand hôpital. Ses hommes ont tenté de l’amener en Ouganda pour des soins appropriés. Mais, Kampala renseignent nos sources, a refusé de l’accueillir sur son sol. En dernière minute, il nous revient que le chef du Cndp a été accueilli dans un hôpital rwandais.

La nouvelle sur la disparition de Nkundabatware s’est habillée du manteau de la vérité depuis que l’homme n’est plus au contact avec ses visiteurs, contacts qu’il affectionnait lorsqu’il voulait se donner les apparences de chef d’Etat. En effet, renseignent nos sources, les membres de la facilitation ont perdu toute trace du chef du Cndp. Nkundabatware qui a grandement besoin de la compréhension de la communauté internationale, aurait-il décidé de faire promener les délégués de l’Onu, de l’Ue et des Etats-Unis d’Amérique au sein de la facilitation ? Tous ces délégués en séjour à Goma n’ont pu rencontrer Nkundabatware. Le "rebelle pour le Christ ", comme il l’a mentionné sur son treillis, devrait avoir un problème. Kigali a-t-il décidé de retirer Nkundabatware de la circulation ? Le fait que Nkundabatware ait voulu se rendre plutôt en Ouganda en lieu place du Rwanda pour des soins, ne serait-il pas la preuve que les choses n’allaient plus entre Kigali et Nkundabatware ? Le chef du Cndp n’a-t-il pas connu le sort de Jonas Savimbi ? L’heure a-t-il sonné pour Kigali de remplacer Nkundabatware par quelqu’un d’autre dans le but de contourner le programme Amani ? Bosco Ntagada, poursuivi par la Cpi, a pris la direction du mouvement. Cet homme a toutes les raisons de ne pas aspirer à la paix qui signifierait pour lui, le chemin de la Haye. Il est secondé dans cette tâche par Patient Mwandanga, ancien gouverneur du Sud Kivu, ancien réfugié en Belgique. La prophétie de Paul Kagame s’accomplit. A chaque crise intervient un leader. Aujourd’hui, le Cndp est dans l’ère Ntagada. Le roi est mort, vive le roi. Le président rwandais n’avait-il pas dit qu’après Nkundabatware, non seulement la crise au Kivu se poursuivra, mais aussi et surtout, il y aura quelqu’un pour faire ce que Nkundabatware fait à la suite de Ruberwa et autres.

L’ONU a perdu le  contact avec le général rebelle, Laurent Nkunda

Blessé, très malade, voire mort ? L’incertitude sur le sort de l’officier tutsi pèse sur tout l’Est du Congo. Où les combats ont repris avec leurs flats de réfugiés et d’enfants ­soldats...

LAURENT NKUNDA, le général rebelle, dans son fief de Kachanga, en octobre dernier une reprise des combats qui marque l’échec de la communauté internationale dans la pacification de l’Est du Congo.

LIONEL HEALING/AFP

Où est passé Laurent Nkunda ? En dépit des combats qui, depuis le 28 août dernier, continuent à mettre aux prises les troupes rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et les forces armées congolaises, la rumeur enfle à Goma et dans tout l’Est du Congo: le général. réfractaire aux accords de paix, qui, en son temps, avait refusé d’être nommé dans l’armée nationale pour pouvoir défendre sur place les intérêts des Tutsis du Kivu et combattre les miliciens hutus ennemis du Rwanda, aurait été grièvement blessé ou serait très malade, et serait hospitalisé à Kigali après avoir tenté, en vains d’être accueilli en Ouganda.

Ces rumeurs sont alimentées par le fait que, depuis le 9 juin dernier, les représcritants de la  facilitation internationale (ONU, Union européenne, Etats-Unis) présents à Goma n’ont plus eu de contact direct et personnel avec le général­ pasteur qui, peu auparavant, avait abandonné sa tenue militaire et son badge « Rebelle pour le Christ » pour un costume cravaté. Dans la capitale rwandaise, malgré le démenti laconique opposé par les sources autorisées, on se rappelle cependant les propos tenus fin août par le président Kagame à l’occasion de l’interview accordée au Soir: Même si, pour une raison ou pour une autre, Laurent Nkunda venait à disparaître, le problème du Nord Kivu ne serait pas résolu pour autant...

A la tête des opérations se trouverait aujourd’hui Bosco Ntaganda, chef d’état-major de Nkunda, d’autant plus intransigeant qu’il fait l’objet d’un mandat délivré par la Cour pénale internationale, et Parient Mwandanga, un ancien gouverneur du Sud Kivu, longtemps réfugié en Belgique.

Quel que soit le sort de Nkunda lui-même, c’est depuis le 28 août dernier que la guerre a repris au Nord Kivu et que le programme « Amani » (paix en swahili), qui devait mettre en oeuvre le désarmement des différents groupes armés, se trouve au point mort. En juin déjà, le CNDP avait suspendu sa participation à la commission militaire du programme « Amani », tandis que l’armée nationale renforçait ses effectifs sur le terrain.

Malgré les efforts déployés par l’abbé Malu Malu, proposé au Parlement européen pour le prix Sakharov et chargé de la mise en œuvre du programme « Amani », les parties en présence n’ont jamais pratiqué autre chose que l’ancienne devise de Museveni et Kagame, « talk and fight » Négociez et battez-vous en même temps. En réponse à des attaques de l’armée congolaise, les hommes de Nkunda ont lancé, le 5 septembre, une contre­ offensive sur les principaux axes routiers, en direction du Sud-Kivu, qui pourrait être pris en tenaille si des troubles éclataient au-dessus d’Uvira, sur la frontière burundaise, et du Nord, vers Kayabayonga, un nœud  routier stratégique en direction de l’Ouganda.

Depuis lors, la Monuc-Mission des Nations unies au Congo a stoppé l’offensive de Nkunda, prêché en faveur d’un cessez-le-feu et réussi... à s’attirer une hostilité quasi unanime ! Les partisans de Nkunda accusent l’ONU de partialité. Et les officiers gouvernementaux, qui veulent rétablir l’autorité de l’Etat sur tout le territoire, n’entendent pas être mis sur le même pied que des forces rebelles et acceptent mal que leurs troupes soient accusées, comme les insurgés, d’exactions telles que des pillages ou des violences sexuelles. A plusieurs reprises, la population civile, entre autres des femmes de militaires, a attaqué les véhicules de la Monuc, accusant les Casques bleus de faire le jeu de Nkunda

Dans toute la région, l’opinion publique est persuadée du fait que Nkunda et les siens seraient sinon soutenus du moins approuvés par les Occidentaux dans le but d’affaiblir le pouvoir de Kinshasa, jugé trop « souverainiste » un terme encore utilisé à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU par Karel De Gucht. A Bruxelles, relevant le contraste avec l’opération européenne « Artemis », qui était intervenue avec succès dans l’Ituri en 2003, le professeur Jean-Claude Willame dénonce lui aussi le « manque de volonté politique » de l’Union européenne et la perte de crédibilité de  la Monuc.

Les organisations humanitaires, enfin, sonnent le tocsin: Amnesty assura que le recrutement force d’enfants soldats s’intensifie que pour deux enfants qui réussissent à être libérés des groupes armés, cinq sont enlevés, que des milliers de femmes sont violées et soumises à des formes d’esclavage sexuel. En outre, la reprise des combats l’insécurité généralisée ou généré de nouveaux flux, déplacés:100.000 personnes se seraient ajoutées au million de civils en fuite depuis l’an dernier. Dans des conditions de dénuement extrême, dépendant de l’assistance humanitaire, ces réfugiés intérieurs sont menacés par les épidémies, privés d’eau potable et de nourriture, alors que leurs champs, dont ils ont été chassés par les groupes armés, se trouvent à quelques kilomètres de là...

De l’avis de nombreux observateurs, le désastre humanitaire du Nord-Kivu, deux ans après les élections, représente autant un échec pour la communauté internationale que le talon d’Achille du régime de Kinshasa...

(Ern./PKF)

Colette Braeckman/L’Avenir/La Prosperité

 

 

Surfer plus vite et mieux

 

 

 

 

In memoriam : Abeti Masikini, 14 ans déjà

Avec le concours de son propre orchestre baptisé « Les Redoutables », la tantine aux griffes d’or a été la première chanteuse du continent à affronter le public hétérogène du Zénith.

 Le mercredi 28 septembre 1994, celle que le monde artistique congolais appelait affectueusement « Tantine aux griffes d’or » est décédée à l’hôpital Villejuif, une banlieue parisienne des suites d’un cancer de l’utérus. Hier dimanche 28 septembre 2008, elle a totalisé 14 ans dans l’au-delà. Décédée en Europe, son corps avait été rapatrié à Kinshasa le dimanche 9 octobre 1994 où les honneurs dignes de son rang lui avaient été réservés par ses nombreux fans en la salle du Zoo. C’est le lundi 10 octobre 1994 qu’elle avait été conduite à sa dernière demeure au cimetière de la Gombe. Née à Kisangani dans la province orientale le 9 novembre 1952, de Finant Jean Pierre, son père et Masikini Marie, sa mère, Finant Albertine, connue sous le nom d’Abeti Masikini était la 3è enfant d’une famille qui en comptait 7 dont 6 filles et 1 garçon, le virtuose Bumba Masikini qui avait cessé avec la guitare suite à la mort de sa sœur bien aimée.

 Au terme de ses études primaires qu’elle avait du reste bouclé avec distinction, Abeti Masikini avait été orientée vers le secrétariat de direction qui l’avait sanctionnée par un diplôme.

Engagée comme secrétaire au Ministère de la Culture et des Arts, c’est avec brio qu’elle avait assumé ses fonctions à l’entière satisfaction de ses chefs hiérarchiques dont le Ministre Paul Mushiete.

 C’est à l’issue d’un concours « Jeunes talents » organisé en 1972-1 au parc de la Révolution actuel jardin botanique, par l’artiste musicien Gérard Madiata. Elle n’avait que 19 ans.

Un manager de nationalité togolaise, de renommée internationale se pointera à Kinshasa pour la prendre en charge.

 Il s’agit de Gerard Akueson qui, sous le coup, deviendra son mari. C’était une entrée fulgurante pour la jeune Abeti Masikini dans le royaume d’Orphée où elle allait imposer un style et créer un mythe au tour de son nom. Et plusieurs titres vont auréoler le cheminement artistique de cette chanteuse à la voix mélancolique à commencer par « Miwela », sa première œuvre sortie sur le marché en version 45 tours et qui sera suivie de « Likayabu », « Kizunguzungu » fête des jumeaux , « Abeti Visage » « Komboso », « Bifamuri ». En version long play, elle produira les albums « Sens unique », « Chéri Bade », « Je suis fâchée » qui lui ont permis de décrocher « Bébé Matoko » lancé dans les bacs en 1991.

Avec le concours de son propre orchestre baptisé « Les Redoutables », la tantine aux griffes d’or a été la première chanteuse du continent à affronter le 24 septembre 1988 le public hétérogène du Zénith à Paris sans oublier ses trois passages parisiens à l’Olympia.

Elle était la première chanteuse africaine à se produire de l’autre coté de l’Atlantique au « Carnegie Hall » de New York aux Etas-Unis.

 A son actif on retiendra aussi une production du tonnerre qu’elle avait livrée en 1990 à Beijing en Chine. A l’occasion, il y a même une chanteuse chinoise qui, à ce jour, évolue sous le pseudonyme d’Abeti Masikini.

Toutefois, nous ne manquerons pas de signaler que c’était le 15 décembre 1990 que la compositrice de « Likayabu » avait livré son dernier concert devant une foule immense de kinois dans la salle des congrès du Palais du Peuple.

 Mariée à Gérard Akueson comme nous l’avons dit tout au début, Abeti Masikini était mère de 4 enfants : Yolande Kiki Masikini, Bade Akueson, Saba Akueson et Germaine Masikini, sa fille adoptive.

Cependant comme l’artiste ne meurt jamais et qu’on l’immortalise à travers ses œuvres, Tantine Abeti Masikini demeurera à jamais vivante parmi nous.

 A l’instar de nombreuses chanteuses africaines dont la gabonaise Patience Dabani et la congolaise Mamu Nationale Tshala Mwana pour ne citer que celle-là, le continent continue à pérenniser le rythme chaud du groupe « Les redoutables » de la tantine aux griffes d’or.

Cela se manifeste à travers le tempo de leur rubrique. En cette journée de souvenir, nous ne pouvons que demander à l’Eternel de prêter une douce vie à Abeti Masikini dans le Royaume des Cieux.

(Ern.)

Kingunza Kikim Afri/L’Avenir

 

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