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Biographie
Parcours d'une artiste: Tshala muana
Qui est la reine
de Mutuashi ?
Madame Elizabeth TSHALA
MUANA : trente ans de carrière musicale
C’est le 13 mars 1958
dans la ville d’ElisabethVille, l’actuelle Lubumbashi, qu’elle vient au
monde. deuxième d’une
famille de 10 enfants, Son père militaire, Muidikay Amadeus
trouve la mort au début de l’année 1964 dans les maquis mulelistes pro
Lumumba, où règnent Gbenye et Soumialot, à watsha. Sa mère se nomme
Alphonsine Bambiwa Tumba.
La petite Elise chante depuis l’enfance à l’église du Camp militaire
Kibembe à Elisabethville. En 1967deux ans et demi après le décès de son
père, elle s’installe avec sa mère a Kananga. Au début des années 1970,
elle quitte Kananga pour Kinshasa. Elle habite chez le grand chef
Kalamba dans la zone (commune) de Kinshasa. Aimant bien chanter,
elle intègre le Groupe Tsheke Tsheke Love, en qualité de chorégraphe.
C’est en 1976. Une année plus tard, elle intègre le groupe « Les
Redoutables d’Abeti Masikini. En 1978, elle émigre en Afrique de
l’Ouest avec Minzoto Wella Wella de Père Buttalo.
C’est en Afrique de l’Ouest que débute sa grande et fructueuse aventure
musicale. Elle commence par la République Centrafricaine, le Nigeria,
le Togo pour aboutir en Côte d’Ivoire. C’est à la même période que le
tube de Sam Mangwana « Georgette Eckins » fait tabac à Abidjan, tremplin
de la musique africaine avec le succès des musiciens zaïrois Sam
Mangwana, Dizzy Mandjeku, Pablo Tumbajika, Souzy Kaseya. Diblo Dibala,
etc. Son premier 45 tours « Amina » enregistré à Paris à la fin de
1981, lui porte bonheur malgré sa mauvaise qualité. Mais avec son genre
musical, le Mutuashi, genre et rythme du grand Kasaï, elle est adoptée
par tous.
Elle fait le tour des Etats de l’Afrique de l’Ouest avec son manager
Ram Ouedraogo. En 1982, elle reprend l’enregistrement de son hit
« Amina ». Deux ans après, elle s’installe à Paris. Elle opte pour le
Show-Biz. A partir de là, elle va sortir 19 albums et faire le tour du
monde.
Presque partout où elle passe, elle obtient médailles, trophées, (elle
est proclamée « Meilleure artiste de l’Afrique Centrale « ), diplômes
d’honneur, disque d’or (avec Amina et Koumba ). Elle est même faite
chevalier de l’Ordre national du Léopard par feu président Mobutu. Elle
s’impose comme l’une des meilleures voix féminines de la musique
congolaise moderne.
Au début des 1990, elle
est intronisée « Ambassadrice de l’art et de la culture kasaiennes »,
par les chefs coutumiers du Grand Kasaï. Ceci, parce que grâce à Tshala
Muana, la danse et la chanson au rytme mutuashi est vulgarisée à travers
le monde. Plusieurs articles propagent son message d’unité, de paix et
de sérénité.
Elle joue, en outre dans un film intitulé « Falato », en 1987, au Mali.
En 1997. Dès la prise du pouvoir par l’Alliance des forces
démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) elle regagne
définitivement le pays.
Elle s’engage dans la politique active, en encadrant les femmes, tout en
se battant pour la défense et la protection de la souveraineté et de
l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Elle crée le grand mouvement associatif féminin, dénommée « Régroupement
des femmes Congolaises », (Refeco), mouvement qu’elle continue à
présider jusqu’à ce jour.
En 1999, elle devient députée nationale au sein de l’Assemblée
constituante et législative Parlement de transition, (ACL PT). Elle
rompt momentanément avec la musique active. Trois ans plus tard, elle
resurgit avec l’album « Dinanga », qui signifie « L’Amour ». C’est son
vingtième album. Elle est encadrée par son manager Claude Mashala
plein d’ambition. Tshala renoue avec la scène musicale, et monte
le groupe Dynastie Mutuashi. Ce titre récolte un succès réel, sur toute
l’étendue de la R.D. Congo et en dehors des frontières nationales.
Depuis un certain temps « La Reine de Mutuashi » a repris les
productions scéniques chez T-Plus et au Free Box avec la Dynastie
Mutuashi. Elle a été au Fespam 2003, et elle a été plébiscitée meilleure
artiste féminine au Bénin en en 2005 elle est invitée plusieurs fois à
Brazzaville et à Pointe-Noire notamment, du 14 au 17 Février 2004, par
la T.P.T, une chaîne de télévision privée pour une série des Play-back.
Et cela s’est transformé en un grand spectacle surtout qu’elle a été
accompagnée de ces 4 danseuses et de son manager Claude Mashala.
Grâce à l’album « Dinanga », Tshala Muana est plébiscitée par l’Association
des journalistes chroniqueurs de musique du Congo. L’Acmco, obtenant la
palme d’or de meilleure vedette féminine de la RD. Congo. en 2002. « Malu »,
qui veut dire problème, son vingt-et-unième album, lui redonne son
succès d’antan à travers toute l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du
Nord et lui permet d’obtenir le prix de meilleur artiste féminin au Kora
2003.
L’album “Malu” a été vendu à plus de 500.000 exemplaires. En 2006, elle
réalise un double album titré un double album titré « Mamu nationale »
qui signifie « La maman nationale ».
Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
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