LES TITRES:
16 février : Mgr. Monsengwo confirme la marche des chrétiens
Des chefs d’Etat africains favorables à un recomptage des voix, selon Vital Kamerhe
Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a affirmé jeudi qu'il s'opposait à l'idée de contribuer au budget général de la République démocratique du Congo (RDC), qu'il a citée comme un exemple de pays où les contrôles démocratiques lui semblent insuffisants.
Mise à jour par mediacongo.net via kasaflo.net le 11.02.2012 commentaire
Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale s'est montré très sceptique
sur les "contrôles démocratiques", ainsi que sur le manque de "contre-pouvoirs"
en RDC dans une conférence à à Pittsburgh (Etats-Unis) diffusé sur internet. Il
a donc décidé de stopper la contribution de la Banque mondiale au budget général
du Congo, tout en précisant que les programmes sur la nutrition, l'éducation, le
Sida ou le paludisme continueraient à être soutenus.
Parfois nous travaillons dans des situations où le contexte politique global est
frustrant, mais où nous devons décider si nous conduisons des projets qui
peuvent s'occuper de nutrition élémentaire, ou des besoins humains de base, ou
du HIV et du sida, ou de la malaria, a expliqué M. Zoellick.
Faut-il que nous le fassions ou pas' C'est le genre de questions qu'on doit
essayer de trancher avec les partenaires internationaux, a-t-il poursuivi.
La RDC est un bon exemple. Donc il y a des choses comme par exemple le fait que
nous ne fournirons pas de soutien simple au budget sans contre-pouvoirs, mais
nous conduisons divers types de projets d'investissement dans l'éducation ou
[...] le paludisme, a rappelé le président de la Banque mondiale.
Ce sont les zones grises du développement, a-t-il considéré, citant également
des pays post-conflit comme l'Afghanistan, Haïti et le Liberia.
Il s'agit de comprendre l'économie politique et les institutions dans tous les
pays avec lesquels on travaille, et il faut être pragmatique quant à ce qui
fonctionne. Et honnêtement je n'ai pas de réticences pour dire que si l'argent a
des chances de se faire voler, ou si c'est un contexte où des gens ont des
chances de se faire blesser dans le processus, alors nous ne le ferons pas,
a-t-il indiqué.
D'après son site internet, la Banque mondiale a une trentaine de projets actifs
en RDC, dont sept approuvés en 2011. L'un de ceux-ci cherche à améliorer
l'organisation de l'Etat et de l'administration, entre autres en modernisant la
gestion de la fonction publique.
L’«absence» de «Joseph Kabila» : Mende n’a pas convaincu
Où est passé le président «mal réélu» «Joseph Kabila»? En parcourrant les dépêches de l’Agence congolaise de presse, la dernière activité officielle de ce dernier daterait de la journée du jeudi 5 janvier. Ce jour là, l’homme – aurait ? – reçu l’ambassadeur de l’Union européenne venu lui faire ses adieux. Le lieu de l’audience n’est pas précisé. L’Agence officielle note simplement «à Kinshasa». Depuis lors, mystère. «Kabila» n’a plus été vu en public. Ni à son bureau au Palais de la Nation. Ni dans sa Ferme de Kingakati. Fin janvier, un journal en ligne français – Politics inside – annonçait une «information exclusive» selon laquelle «Kabila de la RDC serait actuellement soigné au service neuro-chirurgie dans un hôpital en Allemagne». «Plus de précisions à venir», ajoutait cette publication. La nouvelle n’a été ni démentie ni confirmée par les sources officielles congolaises. Au cours d’un point de presse tenu vendredi 3 février, le ministre de la Communication et presse, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a été interrogé sur l’invisibilité sans précédent de «Joseph Kabila».
Mise à jour par congoindependant.com via kasaflo.net le 07.02.2012 commentaire
Pour les juristes, l’absence «est l’état d’une personne dont on ignore si elle
est décédée ou encore en vie». Depuis un mois, «Joseph Kabila» est invisible. Il
n’a plus été vu au Palais de la Nation où se trouve le siège de la Présidence de
la République. Le convoi présidentiel qui attirait la curiosité des Kinois n’est
plus visible sur les routes conduisant vers la Ferme de Kingakati. Où est passé
le «raïs»? C’est la question qui taraudent les Congolais en général et les
Kinois en particulier. Il s’agit de savoir qui se trouve à la barre du "navire
Congo".
Avec son aplomb devenu légendaire, Lambert Mende Omalanga a répondu à cette
interrogation. Sans toutefois convaincre. Selon lui, "Joseph Kabila" a opté pour
le mutisme pour ne pas "influencer le traitement du contentieux électoral". «Le
président est obligé d’attendre les derniers arrêts de la cour suprême de
justice concernant la composition définitive de l’Assemblée nationale», a-t-il
ajouté. A en croire Mende, «Kabila» s’est astreint à une «attitude de réserve»
jusqu’à ce que la Cour suprême de Justice ait fini d’examiner le contentieux
électoral sur les élections législatives.
"Neuro-chirurgie"
Fin janvier, un journal en ligne français - Politics inside - annonçait une
«information exclusive» selon laquelle «Kabila de la RDC serait actuellement
soigné au service neuro-chirurgie dans un hôpital en Allemagne». Contacté,
vendredi 3 février, par la rédaction de Congo Indépendant, le confrère français
s’est dit confiant sur la «fiabilité» de sa source. Ajoutant que celle-ci «n’est
pas encore revenue vers la rédaction» pour donner les «précisions» promises.
Les déclarations de Mende peinent à convaincre. La prétendue «attitude de
réserve» adoptée par "Kabila" est, en effet, loin d’être inconciliable avec
l’accomplissement de certaines obligations officielles au plan tant national
qu’international. Or, depuis un mois, l’homme qui trône, par la ruse et la force
des armes, au sommet de l’Etat congolais, ressemble de plus en plus au
personnage de la série américaine "L’homme invisible". Flashback.
Le vendredi 20 décembre dernier, «Joseph Kabila» prêtait serment au Mont
Ngaliema en présence de son vieil ami et mentor, le président zimbabwéen Robert
Mugabe, l’unique chef d’Etat étranger présent à cette cérémonie. «Joseph Kabila
avait l’air «absent» lors de cette manifestation», disent des témoins. Mercredi
25 décembre, la télévision nationale (RTNC) diffusait une bande passante
annonçant avec fracas que le "couple présidentiel" a passé la fête de la
Nativité à Boma. Dans une dépêche datée du mardi 27 décembre, l’Agence
congolaise de presse (ACP) de préciser : "Le président de la République, Joseph
Kabila, accompagné de son épouse et de ses enfants, a choisi de passer la Noël
dans l’ile de Mateba, située aux larges de la ville de Boma, dans la province du
Bas-Congo. (...)." "Le chef de l’Etat (...) est arrivé à Boma par route, au
volant de sa jeep, (...), ajoute la dépêche. Le Bas-Congo constitue la première
sortie du président Joseph Kabila depuis sa réélection à la magistrature suprême
au terme du scrutin du 28 novembre dernier".
LD Kabila et P.E Lumumba
Après Boma, l’activité suivante du "raïs" date de jeudi 5 janvier. Selon le
bulletin de l’ACP du 6 janvier, l’ambassadeur Richard Zink, représentant de
l’Union européenne en RD Congo, est allé faire ses adieux au locataire du Palais
de la Nation. La dépêche indique que l’audience a eu lieu "à Kinshasa". Sans
précision de lieu. Le diplomate européen a confié à la presse avoir évoqué avec
son interlocuteur "des questions en rapport avec la paix en RDC, dans la région
et en Afrique et la nécessité de renforcer la coopération et les contacts à haut
niveau entre la RDC et l’UE". Il a par ailleurs "rappelé au chef de l’Etat que
pour le développement de tout pays, il faut l’intervention des secteurs privés,
grâce aux investissements tant des Congolais que des étrangers." Quelle a été la
réplique de "Kabila"? Pas un mot.
Le 16 janvier dernier marquait le onzième anniversaire de la disparition (?) du
président Laurent-Désiré Kabila. La date officielle de l’assassinat du Premier
ministre Patrice-Emery Lumumba intervenant le lendemain, le 17 janvier de chaque
année est devenu le jour de célébration de ces deux tragiques événements.
Absent, "Joseph Kabila" y a été représenté à ces deux manifestations par le
président de l’Assemblée nationale, le PPRD Evariste Boshab. Jaynet et Zoé, eux,
étaient présents. Sans oublier la mystérieuse Mama Sifa Mahanya.
C’est à partir de ce moment que les rumeurs les plus folles ont commencé à
courir sur la "santé" de "Joseph". "Son état psychologique n’est pas normal pour
le moment", confiait un habitué du Palais de la Nation. Une source aéroportuaire
à Ndjili assure pour sa part avoir vu plusieurs personnalités de premier plan,
de la mouvance kabiliste, littéralement "chassées" de l’avion présidentiel à
quelques minutes du décollage. Destination : Lubumbashi. Au Katanga, le couple
"Kabila" a été "signalé" au Parc de Kundelungu. On le sait, la rumeur est "la
maladie de la communication". Les rumeurs fleurissent généralement là où les
pouvoirs publics tentent de dissimuler la bonne information. Bref, la vérité.
D’aucuns auraient aperçu "Joseph" dans un centre hospitalier en Inde. D’autres
le disent souffrant de «gonflement de ventre», et serait hospitalisé en Chine.
Addis-Abéba
Le mystère ambiant n’a pas laissé insensible certains organes de presse proches
de la mouvance kabiliste. Pour "rassurer" l’opinion, un confrère s’est cru en
droit d’annoncer le retour "imminent" du "raïs" à Kinshasa. Date : le mercredi
25 janvier. Faux. Le "raïs", disait-on, était attendu pour présider la cérémonie
d’échange de voeux de nouvel an avec le corps diplomatique accrédité à Kinshasa.
La manifestation n’a pas eu lieu. Aucune justification n’a été donnée dans ce
pays où la population est traitée plus en "mineur d’âge" qu’en tant que citoyen,
digne de respect.
Absent à Kinshasa, "Joseph Kabila" a brillé aussi par son absence au sommet de
l’Union Africaine qui s’est tenu du 28 au 30 janvier à Addis Abeba en Ethiopie.
Un sommet pourtant crucial pour le continent. L’élection du prochain président
de la Commission de l’Union africaine était à l’ordre du jour. Proche du chef
d’Etat sud africain Jacob Zuma, "Kabila" était cité parmi les potentats
africains qui allaient voter pour la candidate "sudaf" Nkosazana Zuma.
En séjour au Congo-Kinshasa, le tout nouveau secrétaire général adjoint de l’ONU
chargé des opérations de maintien de la paix, le Francais Hervé Ladsous, n’a pas
vu l’ombre du "raïs". Il n’a été reçu "que" par le Premier ministre Adolphe
Muzito. Pendant que le reste du monde se trouve au "chevet" de l’instabilité
prévalant dans la partie orientale du Congo, l’homme qui tient à rester à tout
prix à la tête du pays se comporte en "raïs fainéant". Et si "Joseph Kabila"
était devenu, en réalité, impotent et donc "empêché" d’assumer ses
responsabilités? Les Congolais ont le droit de savoir la vérité...
Baudouin Amba Wetshi
16 février : Mgr. Monsengwo confirme la marche des chrétiens
L’Archevêque métropolitain de Kinshasa, Laurent Cardinal Monsengwo a confirmé la marche de vérité prévue pour le 16 février 2012 sur les artères de Kinshasa, laissent entendre des sources proches de l’Archevêché.
Mise à jour par mediacongo.net via kasaflo.net le 07.02.2012 commentaire
La marche du 16 février 2012, qui rappelle celle des chrétiens du 16 février
1992, a pour but de contraindre la RDC de rétablir et de reconnaître la vérité
des urnes en rapport avec le scrutin présidentiel du 28 novembre 2011 mais aussi
des scrutins législatifs de la même date, indiquent les mêmes sources qui ont
requis l’anonymat.
Dans les milieux de l’Eglise Catholique de Kinshasa, en rappelle que le clergé
catholique tient coûte que coûte à réussir à faire rejaillir la vérité des urnes
afin que ces élections soient déclarées justes pour cesser de frustrer les
bonnes consciences.
En 1992, la marche des chrétiens visait le relancement des travaux de la
Conférence Nationale Souveraine, CNS, suspendues avec forcé par le Premier
Ministre de l’époque, Jean de Dieu Nguz-à-Kar-Ibond. Les troupes envoyées par le
Chef de l’Etat, le maréchal Mobutu Sese Seko avaient fait un véritable massacre
des chrétiens inoffensifs qui brandissaient la Bible comme seule arme.
En 2012, les chrétiens, avec leurs prêtres en premières ligne, vont marcher dans
la paix, le calme et la sérénité dans le but d’obtenir gain de cause.
Papa Wemba condamné avec sursis pour trafic d'êtres humains
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné à 15 mois de prison, dont la moitié avec sursis, et à une amende de 22.000 euros, le musicien congolais Papa Wemba pour trafic d'êtres humains. Les faits remontent au début des années 2000.
Mise à jour par rtbf.be via kasaflo.net le 02.02.2012 commentaire
Trois autres individus ont été condamnés à des peines allant de 6 à 15 mois de
prison.
Papa Wemba est dans le collimateur de la justice bruxelloise depuis février 2003
quand 15 Congolais avaient atterri à Zaventem en prétendant être les musiciens
du "roi de la rumba congolaise". Aucun d'entre eux ne possédait d'instrument et
aucun ne connaissait de chanson de Papa Wemba.
Ils avaient fini par avouer qu'ils avaient "acheté" leur papier, émis par les
Affaires étrangères belges, à un secrétaire de Papa Wemba pour la somme de 3.500
euros. Il était par la suite apparu que ce n'était pas la première fois qu'une
telle histoire se passait.
Le chanteur avait en effet été arrêté à Paris pour la même raison et avait été
emprisonné 4 mois. La justice française l'avait ensuite condamné à 30 mois de
prison, dont 26 avec sursis, et à une amende de 10.000 euros.
Belga
Des chefs d’Etat africains favorables à un recomptage des voix, selon Vital Kamerhe
Certains chefs d’Etat africains sont «plus que favorables» pour le recomptage des voix des élections présidentielle et des législatives en RDC, a déclaré Vital Kamerhe, à son retour, mardi 31 janvier, d’Addis Abeba où il a conduit une délégation de l’opposition congolaise au sommet de l’Union africaine (UA). Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a affirmé avoir rencontré plus de quinze chefs d’Etat africains à qui il dit avoir remis un mémorandum demandant ce recomptage des voix.
Mise à jour par mediacongo.net via kasaflo.net le 02.02.2012 commentaire
Accompagné d’une demi dizaine d’autres membres de l’opposition comme Félix
Tshisekedi, fils du président de l’UDPS et Martin Fayulu leader du parti Ecide,
Vital Kamerhe précise avoir rencontré ces chefs d’Etat un à un et en privé:
«Nous ne sommes pas allés avec la prétention de siéger. Nous ne sommes pas des
perturbateurs. Nous savons lire le droit international et à quel niveau
s’arrêtent nos prérogatives. Mais (…) en tant qu’ancien candidat président de la
République, je pouvais me permettre (…) de rencontrer un certain nombre des
chefs d’Etat, les sensibiliser sur la situation d’un grand pays d’Afrique, avec
neuf voisins, pour qu’ils ne viennent pas courir après les événements.»
Le recomptage des voix est la thèse défendue par une frange de l’opposition
congolaise, qui considère que le double scrutin du 28 novembre avait été entaché
de beaucoup d’irrégularités. Elle refuse d’admettre les résultats de la
présidentielle tels qu’annoncés parla Commission électorale nationale
indépendante (Ceni), le 9 décembre, et proclamés par la Cour suprême de justice
(CSJ).
Ces résultats ont consacré la réélection du sortant Joseph Kabila avec 48,95%,
suivi de l’opposant Etienne Tshisekedi (32,33%). Mais ce dernier, qui se
considère comme le gagnant de cette élection, a «prêté serment» à son domicile,
le vendredi 23 décembre à son domicile.
Des voix s’élèvent ainsi pour appeler à un dialogue inclusif pour juguler les
tensions post-électorales et assurer le respect des principes démocratiques dans
la poursuite du processus électoral en République démocratique du Congo. Le
dernier appel en date est celui du secrétaire général de la Francophonie, Abdou
Diouf